Daech: le mal qui écume le moyen orient

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Présentement, on peut se permettre de dire que le groupe terroriste Daech (État islamique) est en perte de vitesse au Moyen-Orient. En effet, quelques mois plus tôt, le mouvement qui contrôlait encore 40 % de son espace opérationnel entre la Syrie et l’Irak, n’en contrôle plus que 7 % actuellement. Aux dernières nouvelles, Daech a perdu la ville de Deir ez-Zor.

Les attentats qui ont beaucoup coûté au Moyen-Orient

Bien avant d’être mis hors d’état de nuire au Moyen-Orient, l’État islamique a fait beaucoup de ravages, semant la terreur via des attentats dont le mode opératoire était parfois évocateur de celui d’Al-Qaïda.
Au Yémen, en août 2016, le groupe islamiste avait perpétré un attentat qui avait coûté la vie à 71 personnes, et en avait blessé 98 autres selon les chiffres officiels. Un attentat suicide qui avait visé le centre de recrutement de l’armée yéménite à Aden. Selon le rapport, le kamikaze avait stationné sa voiture au milieu de ce qui était un rassemblement de nouvelles recrues pour l’armée. L’attentat étant une nouvelle complication dont le pays aura à se départir, puisque pris entre les conflits qui l’opposent avec les forces loyalistes et leur support saoudiens aux rebelles Houtites soutenus par Téhéran.

Parlons justement de l’Iran qui, lui aussi, n’a pas été épargné par la barbarie de Daech. En juin 2016, un double attentat mené sur des institutions iraniennes avait sévèrement secoué le pouvoir central. L’attaque avait fait un total de 17 morts et plusieurs blessés. Deux institutions avaient été prises pour cible. Il s’agit du parlement iranien (Majlis) et du mausolée de l’imam Khomeiny. Au regard de la précision des attaques, les autorités iraniennes ainsi que quelques analystes comme la spécialiste de l’Iran, Amélie Chelly, ont estimé que cette attaque dénote d’une volonté prononcée de déstabiliser le pouvoir politique du pays. Il convient également de préciser que c’était pour la première fois que l’Iran se faisait attaquer par Daech.

En 2015, des atrocités du même genre et portant l’empreinte de Daech ont eu cours en Arabie Saoudite. 15 personnes dont 12 policiers avaient péri dans cette attaque. C’est dans la région d’Asir que le massacre a eu lieu. Un kamikaze a fait exploser sa ceinture de bombe dans une mosquée fortement fréquentée par des agents de sécurité. Des attentats de ce type avaient déjà coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes en Arabie Saoudite. En effet, au cours du mois de mai de la même année, une autre bombe avait explosé dans une mosquée où priaient près de 150 personnes, ôtant la vie à 27 d’entre elles.
Daech a aussi touché la Turquie. En janvier 2017, une boîte de nuit d’Istanbul avait été prise pour cible par les terroristes. 39 personnes avaient perdu la vie cette nuit-là. Parmi les victimes, une française. Bien avant cet événement, un triple attentat suicide commis dans l’enceinte de l’aéroport d’Istanbul avait coûté la vie à 47 personnes.

Les conséquences de l’attentat contre Téhéran

Il n’y a pas que les morts qui se comptent au fur et à mesure que les attentats se succèdent. Il y a aussi les relations diplomatiques qui se dégradent. En guise d’illustration, l’attentat de Téhéran a été perçu comme étant une manœuvre américaine conjointement menée avec l’Arabie Saoudite pour déstabiliser le pouvoir central iranien. L’armée d’élite du pays avait clairement fait savoir qu’elle se vengerait de cet affront. « Les Gardiens de la révolution (pasdaran) ont toujours prouvé qu’ils ne laissent jamais sans vengeance le sang d’innocents versé », pouvait-on lire dans un communiqué publié par l’armée iranienne.

Daech, une menace pour l’Occident

Maintenant que le poids de Daech a été sévèrement entamé dans le Moyen-Orient suite aux opérations conjointement menées par l’Irak et les États-Unis, le groupe terroriste porte ses projets macabres sur le sol européen. En effet, ces dernières années, plusieurs attentats ont déjà été perpétrés en France, à Londres et en Belgique. Les victimes se comptent par centaines.

En 2015, Daech avait fait circuler sur l’application Telegram un message audio dans lequel il a exhorté ses partisans à perpétrer des attentats partout dans le monde. Certains pays étaient clairement ciblés par le message. Il s’agit de la France, des États-Unis, de la Russie, de l’Australie, des Philippines, de l’Irak et de la Syrie.

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