Un
jour, dans les années 20, le conseil d'administration d'un grand
quotidien convoqua sa plus célèbre plume, le grand reporter Albert
Londres, pour lui signifier, avec beaucoup de gêne, que ses
articles étaient refusés car ils s'écartaient de la "ligne" du journal. Alors il les saisit, prit son chapeau et sa canne
et, au moment de claquer la porte, lança : "Messieurs, vous
apprendrez à vos dépens qu'un reporter ne connaît qu'une seule
ligne : celle du chemin de fer..."

Ce pourrait être la devise de Lire. Dans la plus grande liberté de ton, armé
de son seul esprit critique, motivé par le souci d'informer, préoccupé
d'être lu et compris arc-bouté sur son indépendance d'esprit, le
journaliste de Lire ne veut pas connaître d'autres lignes
que celles de son imaginaire culturel et de sa conscience
professionnelle. Telle sont les conditions de la diversité, de
l'originalité, de la variété et de la surprise, qui sont les
qualités premières de ce magazine unique en son genre.
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| Directeur de la Rédaction de 1993 à 2004 |

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